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La remontée
De meilleures conditions climatiques ont permis que la récolte de Tuber melanosporum dépasse enfin en France les 50 tonnes qu’elle semblait ne plus pouvoir atteindre.
Mais il ne faut pas oublier que l’effort soutenu de plantation de la part des trufficulteurs depuis plus d’une décennie est pour une part déterminante dans ce bon résultat.
Malgré les aléas qui limitent hélas toujours l’efficacité de nos plantations, l’amélioration constante de la qualité des plants à
vocation truffière mais aussi les soutiens que beaucoup de collectivités publiques apportent pour maintenir une activité emblématique pour beaucoup d’entre elles, encouragent fortement la détermination à planter.
Autre facteur de cette remontée de la production : des “itinéraires techniques” de plus en plus précis, construits à partir des expérimentations menées méthodiquement (et parfois sous les sarcasmes des impatients), adaptés aux situations locales qui ont
aussi largement contribué à faciliter la réussite des plantations.
L’intérêt suscité par les plaquettes publiées par la FFT qui reprennent les résultats de cette expérimentation, témoigne de la volonté et de
l’enthousiasme des trufficulteurs, accompagnés par leurs techniciens qui ont entrepris de préparer le terrain, de planter puis d’entretenir
pendant des années des truffières improductives, avant que n’apparaissent les premières truffes.
Si dans le grand Sud-Ouest un gel profond (et durable, lui aussi) n’avait pas fait perdre sans doute une dizaine de tonnes de melano à
partir de la mi-janvier, la récolte française aurait retrouvé des niveaux inégalés depuis deux décennies.
Il faut s’en réjouir pour tous ceux qui ont pu mettre à nouveau la truffe à leurs menus des jours ordinaires.
Jean Charles Savignac
Président FFT
Les anciens éditoriaux
Exonération des plantations truffières
La Fédération Française des Trufficulteurs (F.F.T.) se réjouit de
l¹intervention de l¹article 43 de la loi du 23 février 2005 pour le
développement des territoires ruraux.
Cet article institue, à compter du 1er janvier 2005, une exonération de
l¹impôt foncier sur les terrains non bâtis pour les nouvelles plantations
effectuées depuis cette date.
La nouvelle exonération, qui fait suite aux demandes de la FFT au ministre
de l¹Agriculture et aux parlementaires, est désormais accordée directement,
sans délibération des assemblées locales, et pour une durée de 50 ans.
Cette mesure constitue un encouragement positif pour la relance des
plantations alors que la production demeure bien inférieure à la demande
mondiale de truffes de qualité.
La Fédération française des Trufficulteurs a noté très positivement
l¹annonce faite par le ministre lors de la discussion parlementaire d¹un
groupe de travail profession/administration chargé de réfléchir au statut de
la trufficulture.
La F.F.T. soutient depuis plusieurs années un programme de relance de la
trufficulture européenne avec les fédérations italienne, espagnole et
hongroise.
Un projet de recherches et d¹expérimentations pour la trufficulture a ainsi
été remis à M. Potocnick, commissaire européen à la recherche et à Mme
Mariann Fisher Boel, commissaire européen à l¹Agriculture.
Les quatre fédérations vont arrêter dans les prochaines semaines un
programme de plantations, de rénovations et de mesures d¹accompagnement.
Elles souhaitent une adaptation des mécanismes communautaires : les
règlements existant n¹ont pas permis et ne permettent pas de relancer
sensiblement cette production traditionnelle. Les soutiens communautaires
devront trouver une voie appropriée pour atteindre les trufficulteurs de
base, pour l¹efficacité d¹une relance de la trufficulture européenne.
Jean Charles Savignac
Président FFT
Des recherches utiles pour les trufficulteurs
dans les zones traditionnelles de production
Editorial décembre 2004
L ‘Europe qui s’occupe de tant de sujets (souvent moins porteurs pour elle), veut-elle se saisir oui ou non de l’avenir de sa trufficulture ? Fin 2003, il nous avait semblé entendre une approbation réelle venir du côté du Conseil des ministres de l’Agriculture ainsi que du côté du Parlement européen. Mais la précédente Commission n’a ensuite rien fait.
Voilà quelques mois, les trufficulteurs européens ont été invités à scinder leur projet global de relance de la trufficulture en Europe entre un volet recherches et un volet développement. Depuis, le Parlement européen a été renouvelé et une nouvelle Commission mise en place.
Les trufficulteurs européens vont donc suivre la voie qui leur a été indiquée par M. Silva Rodriguez, le directeur de l’Agriculture à la Commission européenne et proposer d’abord au nouveau Commissaire européen à la Recherche et à sa collègue en charge de l’Agriculture, de les aider à entreprendre plusieurs recherches susceptibles de leur apporter des réponses aux questions fondamentales qu’ils se posent..
Conçu par les trufficulteurs pour les trufficulteurs actuels, présents sur le terrain, le programme doit être conduit par les trufficulteurs et ses applications maîtrisées par eux. C’est l’objet du nouveau « Consortium » européen mis en place par le G.E.T.T. Fondé sur les observations faites parfois depuis des décennies par les producteurs de truffes et leurs interrogations simples, ce programme constitue un projet porteur d’espoir pour les trufficulteurs des régions traditionnellement productrices et qui veulent voir se développer pour elles -même une production identitaire, qui s’inscrit dans nos paysages les plus authentiques, immémoriaux, et qui s’accompagne d’une solide tradition gastronomique et culinaire.
Conscients des transformations profondes de l’environnement de la trufficulture, les trufficulteurs ne peuvent laisser péricliter la production de truffes de qualité sans réagir eux-mêmes, sans chercher à s’attacher pour eux mêmes, le concours de compétences susceptibles de leur permettre de mieux répondre à une demande heureusement toujours aussi forte de truffes de qualité. Sinon, ils laisseraient la place à toutes sortes d’autres acteurs, tant la nature a horreur du vide.
Jean Charles Savignac
Président FFT
Piloter et coordonner pour progresser
Editorial avril 2004
La coordination des actions pour la trufficulture nous paraît constituer un principe essentiel pour développer celle-ci, comme le montrent bien les exemples de la recherche et de l’expérimentation.
Les crédits publics nationaux ou européens ne doivent pas se disperser dans des programmes particuliers, sans retombées pour l’ensemble de la filière. La coordination, le pilotage éclairé par l’évaluation et la « dissémination » des résultats doivent être des règles d’or.
La FFT a toujours défendu la mise en commun de la recherche et de l’expérimentation, y compris par delà les frontières trufficoles. En 1999, nous avons organisé le Congrès international Science et culture de la truffe et publié ses Actes. Dans son prolongement, nous avons organisé plusieurs séminaire sur les recherches en trufficulture, un cours supérieur de trufficulture en 2001-2002, créé le Groupement européen Tuber et fondé l’IRDRET franco-hispano-italien et mis en place pour l’expérimentation un Comité de coordination, le COCE, en plus des journées nationales des techniciens animées par JM. Olivier. Avec le programme Adapt-Demeter, nous avons soutenu plusieurs publications et le Trufficulteur diffuse régulièrement des informations relatives aux progrès en trufficulture, comme c’est le cas avec les communications remarquables faites à Lalbenque, le 5 juin dernier.
Dans cette continuité, nous souhaitons que demain, l’Europe se dote enfin d’un nouveau programme coordonné de recherches et d’expérimentation sur les bases préconisées par le GET pour permettre de mieux produire sur nos vieux territoires plus de truffes de qualité.
C’est ce que nous allons proposer au nouveau Parlement européen et à la nouvelle Commission.
Jean Charles Savignac
Président FFT
Truffes et canicule
La Fédération Française des Trufficulteurs se devait de mener une réflexion sur les circonstances qui ont conduit à la pire des récoltes dans toute l'Europe en 2003-2004.
Voilà quelques jours, le Groupement Européen Tuber a précisé l'ampleur européenne du désastre en dressant le bilan catastrophique de la récolte européenne pour Tuber melanosporum, mais aussi pour T. magnatum, T. brumale, T. uncinatum et avant T. aestivum ... Dans son ensemble, la récolte européenne 2003-2004 n'aura représenté qu'environ 20% d'une récolte "normale".
Heureusement, dans cette situation généralisée, des exceptions sont apparues. Des trufficulteurs ont eu des récoltes qui, pour être en retrait sur les niveaux normaux, ont été significatives.
A tous leurs niveaux locaux, nationaux et internationaux, nos organisations de trufficulteurs se doivent d'aller plus loin: comment faire face si de telles circonstances doivent se reproduire? Comment généraliser les réussites, malgré les difficultés. La FFT a donc lancé une enquête auprès des fédérations régionales: leur réponses nous ont incité à faire une mise en commun car elles ont confirmé l'existence d'exceptions intéressantes.
Le samedi 5 juin, nous nous retrouverons donc pour une Journée technique 'Truffes et canicule" à Lalbenque, dans le Lot. Nous avons choisi de nous réunir dans une des régions les plus touchées de France, Midi-Pyrénées (à l'égal de la Provence, du Languedoc-Rousillon, notamment).
Nous le ferons selon une méthode originale: nous partirons de témoignages précis sur les récoltes positives, des techniciens nous ferons part de leurs observations détaillées et avec des scientifiques de plusieurs disciplines, nous essaierons de dégager des enseignements pratiques pour l'avenir.
Rendez-vous à Lalbenque pour cette réflexion sur la trufficulture de l'extrême!
La faible production de cette année 2003 due à la canicule estivale ne doit pas faire oublier que la production de truffes de qualité reste un enjeu économique réel pour l’Europe.
Jean Charles Savignac
Président FFT
Voir le site de la Journée technique 'Truffes et canicule"
Loi de finances :
l’amendement Miquel va constituer un encouragement
pour les plantations truffières
La fédération française des producteurs de truffes (FFT) se félicite du consensus qui accueilli l’amendement du Sénateur Miquel lors de la discussion et du vote du projet de loi de finances, qui est devenu l’article 105 de cette loi (au journal officiel du 31 décembre).
Désormais, à partir de 2005, les terrains plantés en arbres truffiers pourront bénéficier d’une exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties si les communes, les départements ou les régions en décident ainsi.
M. Jean-Charles Savignac, président de la FFT, souligne que cette mesure vient utilement allonger l’exonération qui était actuellement limitée à quinze ans. Elle va constituer une incitation réelle pour développer des plantations truffières qui contribueront à relever le niveau de la production de truffes de qualité, qui maintiennent la vie dans des zones déshéritées ainsi que des paysages traditionnels, respectent l’environnement et protègent le reste de la forêt contre les incendies.
La FFT appelle de ses vœux une relance en profondeur de la trufficulture européenne à partir d’une réelle coordination de la recherche, de l’expérimentation, de plantations nouvelles et d’accompagnement technique de la profession. Elle a déposé un programme d’Initiative communautaire auprès des autorités de l’Union européenne.
La faible production de cette année 2003 due à la canicule estivale ne doit pas faire oublier que la production de truffes de qualité reste un enjeu économique réel pour l’Europe.
Contacts
M. Savignac, tél. 01 44 13 31 20
Les producteurs français se félicitent
de la relance de la trufficulture européenne
Editorial décembre 2003
Alors que la prochaine récolte s’annonce basse du fait de la canicule estivale, la Fédération française des Trufficulteurs (FFT) se félicite que le Conseil européen des ministres de l’agriculture présidé par le ministre italien M. Alemanno, ait examiné le 17 novembre, sur proposition de M. Hervé Gaymard, Ministre français de l’Agriculture, le développement de la culture de la truffe en Europe, sur la base du programme proposé par le Groupement Européen Tuber réunissant les producteurs espagnols, français et italiens.
M. Jean-Charles Savignac, Président de la Fédération française des trufficulteurs, souligne que l’Europe ne produit plus actuellement assez de truffes de qualité pour répondre à une demande mondiale 10 fois supérieure à l’offre européenne.
Pour la FFT et le GET, un véritable développement de la culture de la truffe en Europe passe sur un programme très coordonné, avec quatre piliers étroitement complémentaires : de nouvelles recherches fondamentales, une expérimentation en réseau sur le terrain, des incitations suivies aux plantations ainsi que la formation des trufficulteurs, leur itinéraire technique mais aussi la mise en valeur du patrimoine gastronomique truffier.
L’initiative communautaire va apporter aussi une réponse appropriée aux importations de truffes asiatiques, de qualité gastronomique moindre.
La relance de la trufficulture en Europe constitue une chance de développement d’espaces ruraux défavorisés et de sauvegarde d’un environnement traditionnel. Le Groupement se réunira à Sarrion, en Espagne, à la mi – décembre.
Une délégation du Groupement européen Tuber sera auditionnée lundi 24 novembre 2003 par la Commission agricole du Parlement Européen qui se préoccupe aussi de la relance de la trufficulture.
Contacts
M. Savignac, tél. 01 44 13 31 20
M. Courvoisier (directeur FFT), tél. 01 64 98 83 43
Valoriser
la Truffe
(Editorial du 2 Octobre 2003)
Bien souvent, ceux qui récoltent les truffes ont encore tendance à en faire un produit ordinaire. Par exemple, il n’est pas rare que celles–ci, à peine débarrassées de leur terre nourricière, soient glissées, conservées, transportées et même vendues dans de vulgaires sacs de plastique de superettes ou d’hypermarchés.
A ce stade, nos grands parents étaient généralement plus exigeants. Ils plaçaient les truffes récoltés dans des paniers d’osier, tout à la fois aérés et clos, qui protégeaient celles-ci de la curiosité sur les lieux de récolte et les mettaient en valeur lors de la vente.
La valorisation de la truffe doit commencer dès la récolte et se poursuivre ensuite, à tous les stades. Nos amis italiens excellent dans cette mise en valeur (pour les truffes comme d’ailleurs pour celle de la plupart des produits).
Pour la vente au détail, ils savent faire de l’endroit de vente des truffes un lieu magique, différent des marchés de produits agricoles, par la décoration, l’agencement et la signalétique. Les truffes y sont présentées quasiment selon les méthodes de vente de la joaillerie, de telle sorte que le client ait bien le sentiment d’être en présence d’un produit d’exception.
A Alba, depuis cette année, les membres de l’association locale des producteurs et récoltants ont poussé le souci de la présentation jusqu’à revêtir des chemises identiques. Ceci n’est pas un détail superficiel, ni du folklore, mais la réponse au besoin profond des clients d’être rassurés par l’appartenance visible des vendeurs à une communauté exigeante, qui garantisse, experts à l’appui, la qualité des produits.
La valorisation peut même aller plus loin: la truffe, pourrait-on dire, ennoblit tout ce qu’elle touche. A condition de ne pas la dénaturer, d’en préserver toutes les qualités, notamment par des cahiers des charges précis et strictement respectés, les trufficulteurs ne doivent pas hésiter à imaginer toutes sortes de produits alimentaires intégrant la truffe et même aller au delà, comme avec l’agrotourisme truffier.
Souhaitons que l’Initiative communautaire pour la trufficulture demandée par le GET et la FFT permette le développement de la production et la mise en œuvre de telles recommandations déjà formulées voilà quelques années par notre fédération dans le cadre du programme ADAPT DEMETER.
Jean-Charles Savignac
Les
effets de la canicule
sur la récolte de Truffes
(Editorial du 2 Septembre 2003)
L'effet de la sévérité du climat de l'été sur la campagne de récolte 2002/2003 qui s'approche, souligné par le communiqué de la FFT du 23 juin 2003, est globalement confirmé; les volumes récoltés seront peu
élévés.
Par contre les affirmations concernant un impact sur les deux campagnes suivantes ne peuvent être acceptées par la FFT et nécessitent une mise au point.
Les arbres ont effectivement souffert des conditions climatiques de l'été: persistance de températures très supérieures à la normale d'une part et sécheresse prolongée d'autre part. Il en résulte une double manifestation que soulignent Gérard Chevalier, chercheur à
l'INRA-Clermont Ferrand, et Jean-Claude Pargney, professeur à l'Université Henri Poincaré Nancy I: 1) brûlure de feuilles et rameaux et 2) ralentissement de la végétation avec parfois apparition précoce des couleurs automnales voire chute de feuilles; les arbres vont aborder l'hiver avec moins de réserves mais, a priori, seules les plantes déjà fragilisées ou malades risquent de mourir. Bien entendu s'ils sont producteurs de truffes, leur mort signifie la fin de la production associée, mais pas celle des spores de truffe disséminées à proximité.
En ce qui concerne le champignon truffe, ces chercheurs soulignent que certains champignons sont mieux équipés que d'autres organismes pour résister aux conditions adverses et pour reprendre leur végétation lorsque les conditions favorables sont réunies. C'est le cas des truffes et particulièrement de Tuber
melanosporum, la truffe noire, qui est un champignon relativement thermophile (à condition que les températures ne soient pas extrêmes) mais aussi relativement xérophile (faibles, mais cependant nécessaires, besoins en eau). Sécheresse et canicule signifient interruption de la fructification et disparition des carpophores déjà formés pour la saison en cours mais pas la disparition du champignon qui fructifiera à la prochaine saison si les conditions météorologiques sont réunies. En effet, le mycélium est protégé à l'intérieur des racines de l'arbre et, tant que les racines restent vivantes, le mycelium le reste aussi. La FFT rappelle que la campagne affectée par la sécheresse de 1976 avait été suivie, la campagne suivante, par une récolte trois fois supérieure.
Les trufficulteurs espèrent des conditions météorologiques plus clémentes lors des prochaines saisons, elles seraient l'annonce de récoltes plus abondantes.
La FFT œuvre avec les fédérations espagnoles et italiennes dans le cadre du Groupement européen Tuber, à la mise en place d'un programme d'initiative communautaire pour le développement de la trufficulture en Europe qui comporte un volet d'apport d'eau dans les plantations à vocation truffière destiné à atténuer les aléas climatiques que nous venons de subir.
La trufficulture sinistrée
(Editorial du 23 Juin 2003)
La violente sécheresse qui, de fin mai à aujourd'hui, vient de frapper
durement le pays, a touché particulièrement les zones de production de
truffes.
Les truffes naissantes ont été desséchées dans un sol privée d'eau. La
fournaise observée (plus de 40 degrés dans plusieurs parties du Vaucluse, du
Périgord et du Lot) a détruit les truffes qui normalement auraient du se
développer ensuite en automne.
Le sinistre touche des milliers de récoltants de truffes en espace naturel mais
il ruine aussi une année de travail effectué par les trufficulteurs sur leurs
plantations ; il frappe les conserveurs, les restaurateurs et les acteurs de
cette filière.
Les deux autres pays de production (Espagne et Italie) ont connu une situation
analogue.
Les producteurs européens appellent de leurs vœux une Initiative communautaire
européenne pour reconstituer les espaces plantés en arbres truffiers et
permettant d'y effectuer des apports d'eau, faute de quoi une production
caractéristique des terres de causses et de garrigues risque de disparaître
d'Europe.
Ils placent beaucoup d'espoir dans la prochaine présidence italienne de l'Union
européenne.
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Jean Charles Savignac
Le Président
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