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Les Truffières récoltées  


La culture de la truffe a été inventée il y a près de deux siècles par le semis de glands dans des sols calcaires en Provence et dans le Poitou. La domestication de la production truffière s’est faite progressivement et a été stimulée par son déclin dans la deuxième moitié du 20ème siècle. 

L’invention du plant mycorhizé a été un tournant décisif dans le progrès de la trufficulture.

Les plants mycorhizés par la truffe disponibles chez les pépiniéristes agréés par l’INRA et le CTIFL relèvent généralement des essences suivantes : chêne pubescent, chêne vert, chêne pédonculé (Michelin), chêne kermès, noisetier, charme, tilleul.

Les sols favorables pour la plantation truffière sont calcaires, pH voisin de 8, aérés, drainants, dotés d’une bonne activité biologique. Ils peuvent appartenir à différents types pédologiques : lithosol, rendosol, calcosol, calcisol, fluviosol, colluviosol. La profondeur de la roche mère détermine en partie le choix de la densité de plantation (sol profond : plantation peu dense).

Le précédent cultural (céréale, friche, vigne, lavanderaie) est important dans le choix de la parcelle à planter, de même qu’une exposition ensoleilléeDans la mesure du possible, on évitera de planter trop près de bois de chênes pour limiter les contaminations à partir des racines des grands arbres proches, ces racines étant naturellement mycorhizées par des champignons divers (Tuber brumale, Tuber aestivum, basidiomycètes).

Les trufficulteurs veillent au bon entretien de leurs plantations par un entretien du sol approprié au développement de l’arbre et aux besoins du champignon (attention aux excès qui favorisent la croissance de l’arbre au détriment de la truffe),un arrosage modéré, la taille pour la formation des arbres, le traitement des parasites ou ravageurs du feuillage et des truffes, l’apport d’amendements ou de fertilisants en fonction d’éventuelles carences décelées grâce à l’analyse de terre.